top of page


Spoofing et fraude bancaire : Boursorama condamnée malgré l’authentification forte
Le faux conseiller avait utilisé la technique du spoofing, en appelant la cliente depuis le numéro officiel du service client de la banque, après un premier appel émis depuis un numéro de téléphone mobile. Cet élément est déterminant.

Maître Audinot Virginie
25 mars4 min de lecture


Responsabilité de la banque en cas de défaut d’authentification des opérations
L’établissement bancaire doit démontrer que l’opération contestée a été dûment authentifiée et qu’elle n’est entachée d’aucune défaillance technique. À défaut, la banque doit procéder au remboursement, indépendamment même de la question de la négligence du client.
Cette décision s’inscrit dans le contentieux désormais abondant des fraudes bancaires reposant sur des techniques d’ingénierie sociale, mêlant usurpation d’identité et manipulation psychologique des victimes.

Maître Audinot Virginie
25 mars5 min de lecture


Spoofing (fraude bancaire) : la place des opérateurs téléphoniques
Le tribunal a rappelé alors (et on ne le répètera jamais assez) que la fraude par faux conseiller bancaire constitue un procédé de manipulation sophistiqué, destiné à créer un climat de confiance artificiel.
Il a souligné en outre que l’affichage du numéro officiel de la banque constitue un facteur déterminant, de nature à légitimer pleinement la confiance de la cliente. Dans ces conditions, aucune personne normalement diligente ne pouvait raisonnablement suspecter la fraude

Maître Audinot Virginie
24 févr.4 min de lecture


Fraude à la clé digitale : l’exigence d’une démonstration rigoureuse de la négligence grave du client
En cas d’opération de paiement non autorisée signalée dans les délais, le prestataire de services de paiement est tenu de rembourser immédiatement le montant débité, sauf à démontrer soit que l’opération était autorisée, soit qu’elle résulte d’un comportement frauduleux du client ou d’une négligence grave de celui-ci dans la conservation de ses données de sécurité personnalisées. La charge de la preuve pèse intégralement sur la banque.

Maître Audinot Virginie
3 févr.4 min de lecture


Spoofing : le refus de remboursement des banques juridiquement contestable
Le refus de remboursement n’est admis par le Code monétaire et financier que dans des hypothèses strictement limitées. Il appartient à la banque de démontrer soit une fraude intentionnelle du client, soit une négligence grave de sa part. À défaut, le remboursement est de droit

Maître Audinot Virginie
17 déc. 20254 min de lecture


Quand une escroquerie bancaire fait tomber une promesse de vente
En reliant la perte de l’apport personnel à un événement extérieur, imprévisible et irrésistible, le juge considère que l’escroquerie constitue un cas de force majeure au sens de l’article 1218 du Code civil. Il estime que cette circonstance, indépendante de la volonté de l’acquéreur, a rendu impossible la réalisation de la condition suspensive. La défaillance de la vente ne peut donc lui être imputée.

Maître Audinot Virginie
15 nov. 20255 min de lecture


Spoofing et responsabilité bancaire : le tribunal judiciaire de Nancy renforce l’exigence d’authentification forte
Le tribunal reconnaît implicitement cette réalité : la vigilance du consommateur ne peut compenser les défaillances des dispositifs de sécurité de la banque, notamment lorsqu’aucune authentification forte n’a été exigée.
La décision de Nancy s’inscrit dans une tendance jurisprudentielle nette : la charge de la preuve et la responsabilité technique reposent sur le prestataire de services de paiement.

Maître Audinot Virginie
10 nov. 20254 min de lecture


Spoofing bancaire : le Tribunal judiciaire de Nice condamne la Caisse d’épargne
Ce jugement s’inscrit dans une série de décisions de juridictions de première instance et d’appel qui rappellent avec constance la règle : sauf preuve d’une négligence grave du client, la banque doit rembourser les opérations de paiement non autorisées.
L’affaire met également en lumière un point sensible : la place de l’authentification forte dans la lutte contre la fraude.

Maître Audinot Virginie
26 sept. 20253 min de lecture


Escroquerie au faux conseiller bancaire : Sécuripass ne suffit pas à exonérer la responsabilité de la banque
L’authentification forte, loin d’être une garantie absolue, ne permet pas de rejeter systématiquement les demandes de remboursement. Le « spoofing » repose précisément sur la capacité des fraudeurs à manipuler la vigilance des clients, en se faisant passer pour des interlocuteurs légitimes, et à obtenir indirectement la validation d’opérations.

Maître Audinot Virginie
5 août 20255 min de lecture
bottom of page